Nos animaux et la chaleur

Durant l’été, il arrive que nous soyons confrontés à des épisodes de fortes chaleurs. En tant qu’humains, il est facile de se soulager spontanément. Nos recours pour atténuer les effets délétères de cette période sont multiples. Comment cependant, parvenir à améliorer le confort de nos animaux ? À suivre, quelques conseils qui nous l’espérons, vous aideront à rendre plus confortable le quotidien de vos compagnons en ces temps bien tièdes.

Les chiens

Vous n’êtes pas sans savoir que la transpiration (principal moyen de thermorégulation chez les humains) n’est pas systématique chez nos amis les chiens. N’étant pas dotés de glandes sudoripares en grand nombre, ils évacuent la chaleur par d’autres moyens. Étonnamment, les coussinets sont en mesure de transpirer. Avez-vous déjà constaté des traces humides sur votre carrelage après passage de votre chien ? Un peu comme les humains transpirant également des pieds :-). D’autre part, le mécanisme de respiration du chien est plutôt bien fait. En ventilant à un rythme plus soutenu que d’ordinaire, les glandes salivaires vont s’activer à plein régime et produire une humidité qui aura un rôle crucial dans le refroidissement de l’animal. Ensuite, vous constatez que votre chien sort sa langue ? Cette dernière ne transpire pas à proprement parler… En revanche, la salive qui s’en évapore fait partie intégrante du système de “climatisation” interne. La tête et les oreilles du chien contribuent aussi au refroidissement. À l’image des êtres humains, dont le système veineux se dilate en cas de fortes chaleurs, les chiens ne bénéficient d’une telle dilatation qu’au niveau de la tête. Ce phénomène permet d’optimiser l’irrigation (et donc l’oxygénation) de toute la tête, et ainsi, du cerveau.

On n’arrête pas le progrès… Aujourd’hui, le marché de l’accessoire pour animaux de compagnie propose des vêtements et des tapis rafraichissants.

Les chats

À l’instar des chiens, le chat ne possède pas beaucoup de glandes sudoripares. Le seul endroit susceptible d’évacuer la sueur est localisé au niveau des coussinets. Contrairement au chien, le chat ne sort qu’exceptionnellement sa langue de sa bouche en période chaude, et ne modifie pas son comportement respiratoire. Par essence, cette espèce dont les ancêtres proviennent de pays extrêmement chauds (Egypte notamment), a une capacité bien supérieure {aux chiens} à supporter la chaleur. Avec un instinct de conservation très développé, le chat parvient systématiquement à trouver des endroits ombragés et relativement frais, afin de s’adonner à l’une des ses activités préférées : la sieste… En ne fournissant que très peu d’efforts, et en s’économisant au maximum, le chat réussit naturellement à ne pas trop subir les chaudes températures.

NB : cela ne dispense pas le propriétaire d’un chat de lui laisser accès à des pièces ventilées et ombragées.

Comment favoriser leur confort ?

En toute logique, il est indispensable de mettre à disposition des vos animaux de l’eau propre et fraîche. Durant les balades quotidiennes, éviter autant que faire se peut, de faire marcher votre chien sur du bitume brûlant. Ses coussinets sont délicats, et l’on peut avoir tendance à oublier que ces endroits peuvent être gravement lésés. Pour les individus qui aiment cela, proposer des baignades ! En rivière non polluée, ou à la plage, cette activité rafraîchira instantanénament votre compagnon. Si vous n’avez pas accès à ce type de loisir, n’hésitez pas à vous munir de serviettes de toilettes généreusement humidifiées (pour ne pas dire trempées), et à les appliquer sur la totalité du corps de votre chien. Il y a fort à parier qu’il vous en soit très reconnaissant.

Si vous avez à transporter vos animaux (courts ou longs trajets), veillez à correctement aérer votre véhicule, à procéder à des pauses régulières, et lors de chaque pause, proposer de l’eau… Du bon sens nous direz vous 🙂

Autre facteur qui limitera l’augmentation de la température corporelle de l’animal : supprimer toute source de stress ! Imaginez vous, lorsque vous subissez des phases de stress : transpiration, bouffées de chaleur, sueurs froides, augmentation du rythme cardiaque … Il en va de même pour les animaux.

N’oubliez pas non plus que l’appareil digestif nécessite d’être soigné en cas de fortes chaleurs. Éviter dans la mesure du possible, de changer le régime alimentaire de votre animal. Fractionner davantage les repas peut aussi constituer un bon moyen de limiter la production d’énergie (et donc l’augmentation de la chaleur corporelle).

En bref

Gardez les yeux ouverts et soyez à l’écoute de votre animal. Vous le(s) connaissez par coeur, et personne d’autre que vous ne saura mieux déceler un changement dans son comportement.

En cas de doute, n’hésitez pas à appeler votre vétérinaire ou à poser toutes vos questions aux assistant(e)s, nous nous ferons une joie de vous conseiller.